Le poète est par nature paresseux
à toi donc
de faire le tri
Notre planète est si bleue...
ne perdons pas
espoir
Il suffirait d'un mot
dans le dictionnaire :
aimer
Telle une étoile
briller de tous mes feux
avant de m'éteindre
L'homme est bien le plus grand des animaux :
il est le seul à précipiter
sa proche chute
Aube rougeoyante à l'horizon -
un jour nouveau
peut commencer
Les victoires de l'esprit
se passent
de trophées
On ne devient homme
qu'après avoir posé
un genou à terre
Les lumières de la ville s'éteignent
et les rêves tout doucement
s'éveillent
Dans leurs solitudes
nos coeurs se vident
seul l'amour peut arrêter l'hémorragie
Un oiseau chante à tue-tête -
cris de joie
ou longue complainte ?
La vie
ce n'est pas
un lent suicide
Si tes jours sont ennuyeux
alors il te reste tes nuits
pour te rattraper
J'ai tellement tout retourné dans ma tête
que je ne vois plus très bien
quoi labourer
L'amour étrange partition
dont je ne saisis pas
toutes les mesures
Vivre sa vie
pied au plancher
sans limitations
Vertige du vide -
relever la tête
ou plonger
Quand les hommes
seront lassés de la guerre
ils feront la paix
Nous savons si peu de la vie
et encore moins
de la mort...
Dans mon coeur
c'est le grand incendie
et tes regards ne font que l'attiser
Crise d'ego -
bon qui vient cirer
mes Converse ?
Autant que possible
vivre ma vie
en dilettante
Dans le sourire d'un enfant
toute la beauté
du monde
Au milieu de tant de blancheur
un petit ange
tout noir
De si beaux yeux
ce n'est pas fait
pour pleurer
Les rivages de l'enfance
qui s'éloignent
à tout jamais
Plus on regarde les étoiles
et plus on a l'impression
de s'en approcher
Cette amertume
qui nous ronge de l'intérieur -
cancer inguérissable
Se dire qu'il n'y aurait pas
de jours heureux
sans des moments plus tristes
Derrière tes sourires innocents
quelqu'un d'autre
je le sens
Fatigué
de vivre
à plein temps
Mais où
vont donc
toutes nos prières ?
Un homme sans racines
est aussi démuni
qu'un oiseau sans ailes
Les années qui défilent au compteur
et ma jauge d'amour
toujours aussi basse
Le jour de ma mort
que ceux qui m'aiment
ne me suivent pas
Quand tes rêves
ne te font plus rêver
c'est qu'il est temps d'en changer
Dans ce corps qui vieillit
un enfant
qui refuse de grandir
Faut-il qu'en nous ce soit si noir
pour que nous voyions dans le monde
un peu de beauté ?
Ne pas confondre
multiplicité
et diversité
Par moments la vie se résume
à une partie de cache-cache
avec soi-même
L'amour
est le plus doux
des supplices
Le vagabond
qui ne possédant rien
possède le monde entier
Plus je m'apprivoise
et plus je me dis que l'autre
c'est moi
Voler l'enfance d'un enfant
est sans doute
le pire des crimes
Là où ton coeur te mène
il y aura toujours
de la place
Le ridicule ne tue pas -
et après on se plaint
que la Terre est surpeuplée...
Chaque nuit
je te trompais en pensée
mais peut-être que toi aussi
La quiétude de l'oiseau
que personne ne vient déranger
dans les airs
Avec un peu de transparence
tout devient
tellement plus limpide
Ces guerres de religion
qui n'en finissent pas...
de quoi avoir une crise de foi
Nos coeurs sont de petites boîtes
de Pandore
mieux vaut parfois ne pas les ouvrir
Avancer dans la brume -
à la fois si peur
et si excitant
L'amour à son apogée :
quand deux lignes parallèles
parviennent à se rencontrer
Quand l'espoir n'a plus droit de cité
alors le feu
s'empare de nos cités
Maudits terroristes
qui seraient bien avisés
de poser des bombes d'amour
C'est dans le défi que l'on se découvre
et dans l'adversité
que l'on se construit
Sur le seuil de la mort
personne
pour m'accueillir
Ne pas chercher du répit
dans l'écriture
mais un bref soulagement
Le bonheur sur cette terre existe - si
mais le temps de l'entrevoir
il est déjà parti
Ta chute
était trop haute
pour moi
Non je n'étais pas tombé
plus bas que terre :
je n'étais pas encore mort
Peut-être que là-haut
les étoiles contemplent
aussi les hommes ?
L'amour est un cactus :
qui s'y frotte
s'y pique
Certains pays
connaissent si peu la paix
que ce mot leur fait peur
Le sage
qui sait se retirer
en temps et en heure
Le soleil qui s'incline
devant les charmes
de la lune
Le racisme
est-ce une simple question
de couleurs ?
Si tu sens que je m'éloigne
alors je t'en prie
toi viens à moi
Etre là
où on ne t'attend pas
où le désir te pousse
C'est en équilibre instable
que l'on avance
le plus sûrement
Ces tours si moches
qui se dressent
si crânement
S'il te plaît
n'interviens plus
dans mes rêves
On est tous le con de quelqu'un -
d'autant plus
quand on est une femme
La faux
n'était pas assez affûtée
elle n'a fait que m'écorcher
Si je te dis qu'avec toi
j'ai envie de réapprendre
à aimer
Mais qui donc
a engrossé
la lune ?
Besoin des autres
pour se prouver
qu'on existe
Où que j'aille
cette pluie
qui me poursuit
Silence après silence
nous bâtissons
notre solitude
Une vie
résumée
en quelques lignes
Quand le coeur s'en mêle
alors tout
s'emmêle
Depuis que nous courons l'un et l'autre
c'est l'ennui
qui court entre nous
Qu'ils forment ou non la jeunesse
les voyages aident
à bien vieillir
N'existe-t-il donc
de paradis
que perdu ?
Règle numéro un :
pour ne pas perdre espoir
évite de te relire
Un ange est passé
et personne
ne l'a recueilli
Mauvais départ -
mais seule importe
l'arrivée
Sans la mort
que vaudrait
la vie ?
Si tes lignes sont trop noires
alors écris
à l'encre bleue
Mise en bière -
allez ne faites pas cette tête
tournée générale !
Eh oui...
le noir aussi
est une couleur
Au fond de moi
qui suis-je ?
telle est la question
Je ne reproche pas tant à la guerre
tous ses morts
que le fait qu'elle brise tous les rêves
Le plus beau compliment
que tu puisses me faire
c'est de rester avec moi
Quoi qu'on en dise
on ne sera jamais assez préparé
à la vie
Un enfant
ça ne devrait pas avoir le droit
d'être triste
Une bonne ballade
ça prend toujours
deux ailes
La neige qui recouvre
l'automne
et ses regrets
Dieu a créé le monde en six jours -
tu m'étonnes qu'il y ait
des ratés !
Une nouvelle fois
emporté par les vagues
de la mélancolie